Mères porteuses
| Les députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS) soumettent aujourd'hui leur rapport sur l'évaluation de la loi de 2004 aux membres de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST). S'il est adopté, ce document servira à informer les parlementaires des sujets et de leurs enjeux qui seront débattus à l'occasion de la révision de la loi de bioéthique, prévue en 2009. Jean-Sébastien Vialatte en commente les grandes lignes dans Le Figaro. Sur la question des mères porteuses, les rapporteurs restent prudents, d'une part en raison de l'impossible anonymat des mères porteuses et, d'autre part, à cause des éventuelles conséquences psychologiques pour l'enfant. Les rapporteurs confirment dans leur document leur volonté de ne pas revenir sur les principes de gratuité et d'anonymat pour le don de gamètes, "le risque de commercialisation du corps humain étant trop important". Comme ils l'ont constaté en Espagne où le don d'ovocytes est rémunéré, "la rémunération aboutirait immanquablement à l'exploitation des femmes en difficulté". Quant à l'anonymat, les pays où il a été levé, comme la Suède, ont constaté une baisse sensible des récupérations de gamètes. En revanche, les rapporteurs envisagent une levée partielle de l'anonymat pour les enfants nés sous X. "Il serait par exemple possible, comme en Espagne, de donner accès à des informations "non identifiantes" sur le donneur", explique Jean-Sébastien Vialatte. "Nous proposons aussi de regarder du côté de la Grande-Bretagne où la levée de l'anonymat peut se faire à la majorité des enfants mais sans toutefois donner la possibilité de modifier la filiation." | ||
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